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hélène korwin

  • Suite

     Je suis enfin sorti de ce maudit  souterrain plein d’araignées, de poussière et de cadavres et ma tête s’est remise en place après le rude coup asséné par une poignée de porte (Au moins est-ce ainsi que je l’ai ressenti !)

    Comment ! Vous recommencez, ce n’est pas moi, c’est Colin !

    Attention : le Directeur d’Ecole, c’était moi, même s’il y a longtemps. Alors pour les leçons, vous repasserez !

    Bon, d’accord. Mais enfin nous sommes dans le fantastique, et ne peut-on permettre à un malheureux critique de se laisser aller à son enthousiasme, son lyrisme créatif, ses élans spontanés, son…

     Je m’incline, une fois de plus.

    Colin est sorti de son souterrain. Et les choses se compliquent !

     Un messager est parti vite fait pour prévenir le Roi :

    -    Faites gaffe, Majesté ! Un voyou est en route pour vous dégommer et descendre la Reine !

     Mais quel est ce langage ?

     Oh, excusez-moi, dernièrement j’ai passé quelques jours avec des jeunes et mon élocution s’en ressent !

      Je recommence à zéro :

    Colin à peine remis de ses émotions et de ses souffrances prend activement en mains la direction des opérations. (Quand même, admirez le style ! On croirait lire Alexandre Dumas ou Victor Hugo… au moins !)

    Bon, la bagarre chez le Roi, ce n’est pas pour tout de suite. Il y a beaucoup mieux : la chute de l’ïle de Pâques sur le stade de France Certes, cela peut arriver qu’une météorite projette quelque morceau ici ou là. Les dinosaures en savent quelque chose. D’ailleurs entre nous, l’île de Pâques est tellement mystérieuse que je ne serais pas surpris qu’elle vienne d’ailleurs !

    Donc l’île de Pâques tombe sur Paris. Mais l’île de Pâques, c’est l’un des Dômes ! Vous avez bien lu. Et de plus ce serait celui de Lucilla !

    On croit rêver ! Dans quel univers sommes-nous ?

     Eh bien ! Je vous laisse à vos inquiétudes : S F, Fantastique, Rêve ou Réalité :

    Hélène Korwin nous fait voyager et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

    Patientons… Mais ce sera dur !

  • Fondation... encore

    Je suis décidément fasciné par Fondations, car chaque lecture apporte une nouvelle surprise.

    J'ai dit précédemment : « bulle extra temporelle et spatiale «  pour définir l'univers des Dômes, mais j'aurais dû voir tout de suite que cette bulle sise peut-être dans un univers parallèle comme les affectionnent les auteurs de SF, est fortement intriquée dans notre espace-temps.

    Ainsi Arnaud, c'est le pèlerin type, le pèlerin modèle. Il appartient sans conteste à notre Moyen Age et cependant il sera fondateur dans un autre univers... Qu'importe qu'il le nomme Paradis.

    Soris et Poubi : je les adore, et je passe : ils n'appartiennent à aucun temps, aucun univers, si ce n'est celui inventé par Hélène Korwin.

    Que dire alors d'Olivier ? D'accord, il pourrait venir tout droit d'une B D, mais soyons sérieux : quoi de plus humain, de plus typiquement terrestre  que cette base de Guyane qui vise l'espace ? (Tintin sur la lune ? Mais Tintin que je sache, ne venait de nulle part !)

    Et puis Thom et ses aventures futuristes... Là aussi nous sommes dans la S F, car l'avenir qui nous est promis ne ressemble pas à celui-là. Mais je fais peut-être du roman, allez savoir ce que nous réserve l'avenir !

    J'abrège. Les Dômes, dites-vous.

    Eh ! Oui, à quel univers appartiennent-ils ? Casmir se promène parmi nous et ramène dans le Royaume des outils que tout bricoleur compétent connaît bien.

    Bref, la confusion. . . .

    Et puis

    L'oméga et l'infini ne sont pas des personnages si fréquents dans un roman d'aventure mais ils font cependant partie de notre univers quotidien.

    Certes, le concierge ne vous demande  pas le matin en sortant les poubelles : » au fait, avez-vous des nouvelles d'oméga ? »

    Ce sont des concepts des philosophes, des historiens des religions, et des astrophysiciens.

    Pas des créateurs d'univers.

    Voilà donc toute la nouveauté de l'œuvre fantastique d'Hélène Korwin.

    Ses personnages vivent dans un univers sans limite, et nous allons de surprise en surprise, du M A  au futur de chez nous, avant de plonger dans un univers fantastique  illimité.

    Je ne peux que souhaiter que notre voyage se prolonge dans de nombreuses suites des aventures de Casmir.

     

                                           °        °         °        °

     

                Mais, allez, je vais me montrer magnanime une fois de plus (je suis vraiment quelqu'un d'admirable, et ce n'est pas pour rien que je me prénomme Modeste) et vous parler un peu du volume en cours de rédaction.

    On  y trouve une succession d'événements dramatiques (bien sûr !) émouvants, reposants qui se succèdent selon un rythme très agréable à lire.

    Après un événement tragique ou émouvant, suit une phase descriptive pleine de parfums et de couleurs. Cela permet de reprendre tranquillement son souffle, de s'apaiser, de repartir gaillardement dans le récit. Je songe à une ligne sinusoïdale, toute en courbes lentes, infiniment plus agréables que ces lignes brisées que nous infligent certains auteurs qui font immanquablement songer à la courbe de température du H1N1 !

    J'arrête là. Je suis enfermé avec Colin dans un épouvantable et interminable souterrain dont je me demande bien dans quel état nous en sortirons l'un et l'autre ....

     A plus tard, donc, si je réussis à sortir !