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fantastique

  • Suite

     Je suis enfin sorti de ce maudit  souterrain plein d’araignées, de poussière et de cadavres et ma tête s’est remise en place après le rude coup asséné par une poignée de porte (Au moins est-ce ainsi que je l’ai ressenti !)

    Comment ! Vous recommencez, ce n’est pas moi, c’est Colin !

    Attention : le Directeur d’Ecole, c’était moi, même s’il y a longtemps. Alors pour les leçons, vous repasserez !

    Bon, d’accord. Mais enfin nous sommes dans le fantastique, et ne peut-on permettre à un malheureux critique de se laisser aller à son enthousiasme, son lyrisme créatif, ses élans spontanés, son…

     Je m’incline, une fois de plus.

    Colin est sorti de son souterrain. Et les choses se compliquent !

     Un messager est parti vite fait pour prévenir le Roi :

    -    Faites gaffe, Majesté ! Un voyou est en route pour vous dégommer et descendre la Reine !

     Mais quel est ce langage ?

     Oh, excusez-moi, dernièrement j’ai passé quelques jours avec des jeunes et mon élocution s’en ressent !

      Je recommence à zéro :

    Colin à peine remis de ses émotions et de ses souffrances prend activement en mains la direction des opérations. (Quand même, admirez le style ! On croirait lire Alexandre Dumas ou Victor Hugo… au moins !)

    Bon, la bagarre chez le Roi, ce n’est pas pour tout de suite. Il y a beaucoup mieux : la chute de l’ïle de Pâques sur le stade de France Certes, cela peut arriver qu’une météorite projette quelque morceau ici ou là. Les dinosaures en savent quelque chose. D’ailleurs entre nous, l’île de Pâques est tellement mystérieuse que je ne serais pas surpris qu’elle vienne d’ailleurs !

    Donc l’île de Pâques tombe sur Paris. Mais l’île de Pâques, c’est l’un des Dômes ! Vous avez bien lu. Et de plus ce serait celui de Lucilla !

    On croit rêver ! Dans quel univers sommes-nous ?

     Eh bien ! Je vous laisse à vos inquiétudes : S F, Fantastique, Rêve ou Réalité :

    Hélène Korwin nous fait voyager et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

    Patientons… Mais ce sera dur !

  • APPEL AU SECOURS D’UN CRITIQUE DESESPERE AU BORD DU SUICIDE

     

    Vous voulez que je vous parle du T 4 ? Très bien, allons-y.

    Je suis resté - ou plutôt Colin, mais à force de fréquenter un personnage aussi attachant on finit par s'assimiler) dans un ignoble souterrain plein de cadavres et d'araignées.

    J'atteins (Colin, pas moi, habituez-vous, je ne répéterai pas) une sortie qu'il ne faut pas prendre et je reçois un magistral coup sur la tête. On pourrait s'attendre dans un cas aussi dramatique, à quelques lignes d'espoir, d'encouragement. Mais non...

    Mais que fait l'Auteur ? Va-t-il me laisser longtemps baigner dans l'horreur et la souffrance ?

    Parce qu'enfin, la fille de Colin est partie je ne sais où sur un parcours plein de dangers, une horrible sorcière mijote des coups pendables, la femme de Colin et son enfant ont disparu dramatiquement dans les Dômes, Colin a perdu son père et son meilleur ami...

    Cela pose une quantité de questions angoissantes, à la limite du supportable.

    Mais alors, que fait l'Auteur ?

    Le pauvre critique, lui, en attendant, et pour passer un peu le temps, erre dans son jardin.

    Un ingz, dans un coin, au bord d'une flaque d'eau qui rappelle les Marais. Plus loin, un début de rivière qui se perd dans une brume un peu dorée (oh, très peu !) fait songer aux Dômes. Là, aux pieds, une barrière interdit judicieusement la chute dans un souterrain d'allure rébarbative et inquiétante. (Et alors, une cave, vous ne connaissez pas ?)

    Mais que fait donc l'Auteur ?

    « Je vous le donne en cent, je vous le donne en mille » : il nous raconte l'explosion de l'île de Pâques ! Je frémis. Est-ce une des statues gigantesques qu'a reçu Colin sur la tête ? (Avec un Auteur il faut s'attendre à tout, même au pire !)

    De l'explosion du stade siège du gouvernement. J'ai téléphoné en vitesse pour être sûr que le Stade de France n'a rien. Je vous rassure, il est intact.

    Et puis...

    J'ose à peine en parler, ma plume tremble et envoie des taches d'encre sur toute la page (mais oui, j'écris à la plume. Pourquoi cette question ?)

    Je me refuse à l'écrire.

    Enfin je prends mon courage à deux mains et ma plume de l'autre.

    L'Auteur imagine ses héros en train de jouer aux cartes... Vous avez bien lu. Colin, Casmir et autres se tapent une belote !

    Non, mais ! Vous imaginez cela ? J'entends quelques remarques ;

    Colin : c'est drôlement sympa le jeu de monopodrôme !

    Casmir : Tu viens de perdre une maison dans les Dômes ! Je te vends une barque dans les Marais.

    Plus tard :

    Colin : Tierce ! Atout ! Tu l'as dans le baba !

    (Excusez un malheureux critique perdu dans les profondeurs malodorantes d'une déprime extrême) j'ai voulu dire :

    Colin : Tu as perdu ! (Ou : j'ai gagné), je vous laisse choisir.)

    En attendant, pour combler le vide désespérant d'une journée que je passe à ruminer les malheurs  de Colin, des Marais, de Nyaée, bref de tout le monde et j'en passe, j'essaie de trouver de l'embauche ailleurs. Mais on me trouve trop vieux, ou trop ignorant des règles de la belote !

    Alors voilà.

    On en est, vous comme moi, réduits à attendre le bon vouloir de l'Auteur.

    Mais jusques à quand ?

    Nul, hélas ! Ne saurait le dire.

    Essayez de faire comme moi : patientez....