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  • LA FIN DE LA RECREE

    Hélas! Même les années sabbatiques ont une fin!

    Le bilan ? Quand l’auteure m’a donné congé provisoirement (quelques semaines seulement étaient envisagées) j’ai immédiatement été submergé de projets.

    Qu’en est-il finalement ?

    Quelques rêveries, un peu de lecture, quelques expositions et concerts. Finalement, rien de plus que d’habitude.

    Halte ! Une fois de plus mon bavardage stérile vous entraîne dans l’inutile.

    Venons-en donc à l’essentiel.

    Les poèmes de Fondation vont paraître en un volume à part C’est une bonne chose pour les mettre en valeur comme ils le méritent.

    La poésie ! Ma jeunesse s’y est baignée (j’ai même composé des poèmes pendant une dizaine d’années).

    Un poème à chaque lecture (j’allais dire contact) apporte une émotion nouvelle. La poésie nous transporte immédiatement dans un univers particulier. Celui du poète, certes, et chaque poème nous y replonge avec délices.

    Mais aussi un rêve confus, vivant, où l’on se baigne sans plus savoir qui l’on est et où on se trouve.

    Connaître le poème par cœur ne change rien. L’émotion est la même, on replonge dans cet univers où tout est différent. On se noie dans le rêve et le retour au réel quotidien est parfois difficile.

    Mais… Et les Poèmes de Fondation que nous attendons dans une édition spéciale ?

    J’ai d’abord été déçu de ne pas les retrouver dans «  Le Songe d’Hiérildis » (mais je les avais dans Fondation et dans mon ordinateur, et je les relis quand bon me semble- souvent !- donc pas de problème.)

     

    TANAHA

    La nuit dernière, entre deux sommes, j’ai longuement songé à ces poèmes que je relis toujours avec délices.

    Dans un poème, en général le rêve se déroule tout au long du poème lu dans un rythme – voulu par le poète – qui nous porte sans à-coups et dirais-je sans surprise ? Quand les premières images se créent, tout au long du poème, elles se renforceront, s’amplifieront, se compléteront dans une certaine cohérence.

    Mais qu’en est-il de TANAHA ?

    Chaque mot nous transporte... ailleurs.

    Il y a les mots connus, tout simples, mais brutalement bousculés par un autre mot- commençant, certes, par la même lettre – tout aussi simple qui nous projette ailleurs -. Le rêve éclate, l’univers que le poète crée pour nous est un feu d’artifice d’images inattendues.

    Mais on se laisse prendre au jeu, on suit tranquillement (tu parles !) les images changeantes, mais connues. Les mots de tous les jours ( enfin presque) et brutalement le réveil.

    Un mot inconnu, neuf, qui n’apporte pas immédiatement un sens, une vision.

    C’est nous qui devons créer notre propre univers.

    Sommes-nous dans le Monde de Fondations, ou dans une création nouvelle ? et qu’il nous appartient de définir.

    Ces réveils se multiplient dans Tanaha.

    Déroutant d’abord, mais très vite enrichissants. C’est à nous finalement qu’il appartient de créer ce monde nouveau où vont évoluer les héros des romans.

    Et cette création se renouvelle à chaque lecture.

    L’émotion surgit, pleine de questions toujours différentes. Où sommes nous ? Qui sommes-nous ( air connu) et comment cet univers acceptera notre voyeurisme ?

    Comme la poésie classique se trouve bousculée, et oserai-je dire … dépassée !