02/12/2012

QUAND LE CRITIQUE EST LARGUE PAR LE NUMERIQUE . . . .

Je relis un vieux volume de la Pléiade extrait de ma bibliothèque et je ressens une nostalgie profonde.

 Je revis l’achat de livres pendant ma jeunesse( mais non, pas avant la Guerre de Trente Ans !)

Des volumes compacts, d’une couleur uniforme, du beige à l’orange selon les éditeurs et les collections ( et toujours du blanc pour Gallimard, évidemment !) La 4ème ne contenait que date d’impression et éditeur, et sur la couverture, l’auteur, le titre et l’éditeur.

 Mais tout le bonheur était de soupeser le livre, de le regarder sous toutes les coutures, et commencer avec un coupe papier destiné à ce seul usage, à couper chaque feuille, lentement, en regardant le texte et le grain du papier, humant l’encre d’imprimerie, odeur forte du plomb.

 C’était il y a longtemps.

Depuis j’ai connu les couvertures illustrées timidement d’abord, puis avec des dessins ou des photos, maintenant de savants montages.

 Certes, en une vie j’ai connu bien des changements, des progrès : le magnétophone, puis magnétoscope, les 78 puis 33 tours, la télé, la caméra 8 mm, et le camescope. L’informatique, certes, qui a bouleversé- et bouleverse encore ma vie. Le 1er ordi offert à mon fils, un 64 MO à la pointe du progrès ( le 128 est apparu peu après), et qu’il utilisait, à ma grande admiration sans consulter la notice !

 Maintenant, j’ai 2 téléphones comme tout le monde, posés près de la télécommande du lecteur CD,à portée de mains .Et quand l’un des deux se met à sonner, c’est l’affolement, car va savoir duquel il s’agit ! Je brandis l’un et l’autre, appuie au hasard sue les touches et quand enfin je peux dire « allo », mon correspondant s’est lassé depuis longtemps. Au pire il m’enverra un courriel.

 Ah ! les i-pod, i-pad et autres i-machins ! Et je jongle avec internet en téléphonant sur You-tube, et les romans se publient maintenant sur tablettes.

 Et voilà, c’est lâché ! L’auteure m’a annoncé la parution sur tablette  de ses anciens et nouveaux ouvrages.

 Je frémis. . . Comment m’en sortirai-je ?

 Une tablette sur une petite étagère, cela remplacera donc ma bibliothèque ? Pourtant les romans d’Hélène Korwin sur l’étagère centrale de ma bibli, c’est si attrayant et combien réconfortant !

Car enfin, quand je cours après Casmir, j’ouvre les volumes à la bonne page sur mon bureau, et je retrouve l’ami Casmir reconstitué d’un coup.

 Alors, avec une tablette ? Bien sûr une tablette peut contenir 30 romans ( Hélène, au boulot !) et comme avec Google, un coup de pouce et toutes les pages concernées vont s’afficher.Mais comment les voir ensemble, comparer, faire enfin mon travail de critique en effleurant une vitre pour faire avancer les pages. Alors, 5 ou 6 tablettes sur mon bureau, en même temps ?

Bon, patientez, j’y viendrai.

 En attendant, Hélène Korwin vient de m’envoyer par internet la prochaine mouture de Fondation, destinée à la publication sur tablette, bien sûr !

Excusez-moi de vous quitter si vite, je vais vite l’imprimer pour la lire…

 

Commentaires

Je vous rassure la talette c'est vraiment très bien. Je possède déjà les livres d'Hélène et je sais que je les achéterai en numérique car je peux me déplacer avec une bibliothèque entière et me délecter de mes ouvrages favoris même à des kilomètres de chez moi.
La tablette c'est comme tout. On peut l'utiliser mais ne pas oublier que le livre papier sera toujours inégalable :)

Écrit par : bribri64000 | 03/12/2012

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