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  • ET MOI JE VOUS PARLE DU TOME 4

    Hélène Korwin nous offre royalement, et nous ne saurions trop l'en remercier, un aperçu trop court, hélas, du futur tome 5.Nous nous y retrouvons en 2017( soyez vigilants, c'est pour bientôt !) pour voir l'île de Pâques s'écrouler sur le parlement stade de foot, bouleversant ainsi le gouvernement. Vraiment, les écrivains ont de l'imagination ! Et nous avons grande hâte de nous y retrouver  (dans le tome 5, pas en 2017 si c'est çà !)

    Quant à moi, tâcheron de la critique, critique vieillissant passant de longues veillées sur sa tâche pour extraire toute la substantifique mœlle des œuvres qui me sont soumises, pour vous en faire profiter, quant à moi, eh bien ! J'attends... J'attends le bon vouloir de l'auteur qui m'envoie parcimonieusement (bien que je ne cesse de la presser d'aller plus vite !) quelques feuillets du Tome 4, à charge pour moi de vous en faire part, de vous en donner le goût et l'irrépressible désir de le lire.

    Mais soyons patients.

    Un auteur n'est pas une machine à produire (quoique les auteurs américains consacrent des pages à nous vanter les mérites d'une chanson inconnue ailleurs que dans leur Etat, ou nous décrire - et je ne connais rien de plus ennuyeux- un interminable match de foot - américain, naturellement, le foot ...)

    Non, un auteur est un être particulier.

    Il nous arrive d'être traversés par une idée, saugrenue parfois, que nous développons quelque peu, laissant pousser au hasard de menues branches. Et puis nous songeons : cela ferait un beau roman. Après quoi la vie de tous les jours nous reprend dans ses griffes et nous oublions.

    Mais pas l'écrivain. Il s'empare de l'idée, la développe en la savourant, sous forme d'abord de nébuleuse. Il la considère avec un certain intérêt, et la met de côté.

    Puis un jour l'idée s'impose à nouveau sous forme d'un paysage qui se développe, s'approfondit, prend vie... ou d'une nuée confuse d'où s'échappent des bribes d'échanges de paroles. Ce sont des fulgurances qui l'éblouissent, des évidences qui éclatent soudainement, sur le coup sans lien apparent avec le reste, mais la cohérence viendra, s'imposera d'elle-même.

    L'écrivain attentif ne néglige aucunement ces prémices. Il en prend note sur un cahier, posé au coin de son bureau.

    Et puis brusquement, parfois jaillissent à nouveau des pans entiers, parfaitement constitués et cohérents. L'auteur alors reprend son cahier, mais cette fois en ayant soin d'élaborer un ordre, une hiérarchie. Et avec le fil des jours, des semaines ou des mois le roman se constitue. Il ne reste alors qu'à élaborer et peaufiner le plan, établir l'ordre des événements, enfin quand tout est prêt, passer à l'étape de l'écriture. C'est ainsi qu'Hélène Korwin nous a dévoilé une fulgurance qui l'a traversée, déjà élaborée, écrite, prête à s'insérer dans l'œuvre.

    Il ne nous reste plus, pauvres lecteurs que nous sommes, qu'à attendre. Mais pour le moment, nous lisons ce qui s'élabore du Tome 4, lentement, par petites bribes qui me parviennent parcimonieusement. Bribes parfois cruelles, car elles me posent des énigmes que je serais bien en peine de résoudre seul. Il ne me reste plus qu'à attendre, en me rongeant les ongles jusqu'à l'os, le prochain envoi.

    Mais nom d'un chien ! Que ne le disiez-vous ! Je m'étais promis de consacrer cette chronique au Tome 4 (c'est le travail après tout pour lequel j'ai été "embauché" !). Bon, tant pis, je ne veux pas davantage lasser votre attention. Alors à bientôt, pour parler du tome 4. Promis,juré ! Cochon qui s'en dédit.