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  • De nouvelles peintures

    Pastels et gouache, Salies de Béarn et ses environs.

  • DE L'EMOTION

    Bon.   Puisque vous insistez, je vais en revenir à Casmir.

    Mais après un petit détour. On ne se refait pas !

    Je me crois assez grand lecteur, puisque pendant près  de 70 ans j'ai lu en moyenne 150 pages par jour. Essentiellement littérature européenne classique de l'antiquité au  milieu du 20ème siècle, plus quelques romans contemporains de ma jeunesse.

    Je n'en suis venu au fantastique que tardivement, après ma période SF. Stephen King d'abord, qui m'a surpris et donné des sueurs froides, Tolkien, passionnant dans son roman, moins dans le film. J'ai goûté avec mes petites filles les aventures filmées de Harry  Potter, mais si l'on tremble, si l'on s'effraie - ou s'amuse - l'émotion n'est pas vraiment au rendez-vous.

    On sait bien qui gagnera finalement, on sait bien qu'il ne peut arriver d'événement trop catastrophique pour le héros. Je ne dirai pas «  c'est toujours pareil »,  mais presque !

    Naturellement Casmir tiendra jusqu'au 15ème volume, mais grâce à ses propres efforts, grâce ni à Dieu ni  à Diable !

    Et puis j'ai découvert Casmir, qui m'a d'abord paru difficile, car je songeais à l'offrir à mes petites filles, âgées alors de 8 à 10 ans. Maintenant qu'elles ont grandi, elles adorent ! Et comme vous et moi, elles attendent la suite !

    Et c'est dans  Loin des Marais que j'ai trouvé deux nouveautés de la littérature fantastique.

    L'entrée assez inattendue de la Science Fiction. Si le Paris de demain qu'on vous présente prête d'abord à sourire, à la réflexion c'est plutôt inquiétant. Et le prochain volume y revient par allusions discrètes qui ne laissent présager rien de bon !

     

    Mais ce dont je voulais surtout vous parler, c'est d'un épisode du prochain roman, en cours :

    L'émotion, la douleur  que  Colin éprouve et témoigne à la perte d'un être cher.

    Il y a là un passage émouvant, remarquable en deux points :

     - C'est un phénomène inattendu dans le fantastique dont les héros sont tout, sauf vraiment humains. Je ne les traite pas de robots, mais enfin... L'univers où évoluent les héros du fantastique est fabriqué de toutes pièces, et de la sorte nous est totalement étranger. Les personnages sont plus des entités que des êtres de chair. De ce fait ils sont loin de nous, nous paraissent constructions arbitraires, «élaborations mécaniques,» et leurs sentiments - ou ce qui en tient lieu - glissent sur nous sans nous atteindre.

     

    • - Ici il en va tout autrement.

     

    • - L'art avec lequel Hélène Korwin nous fait pénétrer dans la douleur, l'âme du héros. Ses mots sont simples, la situation dépouillée, sans lyrisme ni grands mots, mais nous sommes enveloppés immédiatement dans une émotion qui nous rend le héros proche, semblable à nous.

     

    • - Nous n'avons plus affaire à un mannequin oublié dès le livre refermé, mais à un être comme nous, qui connaît la souffrance et le malheur.

     

    C'est donner à l'œuvre une dimension humaine très importante, donner aux protagonistes une consistance et une réalité qui  font l'œuvre plus profonde.

    Nous pénétrons d'emblée dans le roman.  Et c'est l'œuvre entière qui prend une autre consistance.

     Notre adhésion n'est plus superficielle, mais intime.   

     

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    Je poursuis.

    Et voilà que nous nous retrouvons à la recherche de la mystérieuse et cruelle Mary.

    Toute l'équipe s'y met.

    Suspens. . .

    Et bien non finalement Mary n'est pas Mary !

    Ne soyez pas déçus, cette partie nous donne une vue globale d'événements passés, rendant une intrigue complexe, cohérente et plus attachante encore.

     

    Des détails ? Vous rêvez ! Vous devez me connaître assez maintenant pour savoir que je  ne vous nourris pas de pâtisseries. Je me contente de vous en faire respirer le parfum pour vous mettre en appétit !

    Allez, n'ayez pas de rancune, vous me retrouverai bientôt si vous le souhaitez !