19.06.2011
Des nouvelles du tome 4 ( tout arrive avec un peu de patience !)
L’auteur entame à présent la 3 ème partie de son travail.
3 parties, dites-vous. Imaginant sans doute qu’un roman s’élabore tranquillement et que le gros du travail consiste à recopier.
Loin de là ! Laissez-moi donc vous conter l élaboration d’une œuvre écrite.
1ère étape
Des lueurs fugitives. Le ciel nuageux, ou la lune sur fond d’étoiles.. Un étang peut-être ( et pourquoi pas ?), un personnage, une bribe de conversation… qui fulgurent dans l’esprit de l’auteur, sans s’arrêter. Sans qu’il ait le temps de réaliser pleinement.
Le Mari, la cuillérée de soupe à mi-chemin :
- A quoi penses-tu ? …
L’Auteur, léger tressaillement :
- Oh ! … rien…
Le Mari avale sa soupe :
-Tu parais songeuse…
L’Auteur, se réveillant tout à fait :
-Ah, bon !
Le Mari, haussement de sourcils, nouvelle cuillérée :
-Bon, la soupe refroidit.
Mais la soupe avalée, il faut réunir en un tout cohérent, compréhensible, certes, mais aussi intéressant, toutes ces bribes éparses. Il faut construire des lieux, inventer des personnages, élaborer une action.
(N B : cela ne se fait pas forcément à table…)
Et écrire tout cela.
Alors ce sont de longues heures devant la page blanche – non, çà c’était avant…
Devant l’écran éblouissant et le clavier rétif.
Des heures d’accents de triomphe, ou de rageurs cris de déception. Des pages qui disparaissent d’un coup. Des paragraphes qui s’envolent, des lignes entières qui s’inscrivent dans la fièvre de la création.
Et puis les questions lancinantes qui ne trouvent pas toujours une réponse satisfaisante. Alors il faut recommencer sans relâche jusqu’à ce qu’enfin l’auteur soit satisfait.
Enfin presque. Les questions reviennent encore : les lieux sont-ils décrits de façon à apparaître sans hésitation sous les yeux du lecteur. Les personnages sont-ils cohérents dans leur comportement. L’intrigue est-elle correctement construite ?
Enfin, le lecteur qui commencera la lecture aura-t-il envie de continuer jusqu’au bout ?
Et c’est là qu’intervient le critique. Il va lire lentement, décortiquant chaque phrase, analysant sans cesse, reprenant à son compte toutes les questions que se posait l’auteur.
Puis il donne son avis, louant toutes les pages réussies (et elles sont largement majoritaires) encourage l’auteur, veillant si besoin à lui redonner confiance, suggérant ici ou là quelque correction.
Et nous abordons la 3ème phase.
Rasséréné, encouragé pour surmonter ses doutes, l’auteur va relire et réécrire s’il le faut les passages qui lui paraîtront moins réussis. En tenant compte de l’avis du critique qui ne se contente plus d’être interlocuteur privilégié auprès des lecteurs, mais suggère à l’auteur leurs désiderata.
Patientez. L’auteur est sur la bonne voie Et je peux vous assurer que le tome 4 vous passionnera par son action haletante, ses paysages qui vous feront rêver et la profondeur des sentiments des héros, tout cela fort bien restitué.
15:08 Publié dans Notes sur le prochain roman du cycle des Dômes et | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2011
ENTR'ACTE
Voici donc le Tome 4 terminé.
Je viens de lire les derniers chapitres décrivant un affrontement majeur. Une bonne gradation nous conduit inexorablement vers un pic d’émotion après lequel nous nous sentons comme abandonnés…
En effet de nombreuses questions demeurent et maintiennent notre intérêt :
- qu’en est-il des Dieux ? Allez savoir ce qu’ils mijotent…. Je n’ai trouvé dans le T 4 que quelques allusions. De quoi rester sur sa faim.
- et les Dômes ? C’est là aussi un lieu où se trament d’obscurs complots. Qu’en sortira-t-il ?
Et l’épouse de Colin ?
Et son enfant ?
On n’en finirait pas de poser et reposer les mêmes questions, qui restent pour le moment sans réponse.
Mais enfin, comme disait Jules César face aux invasions répétées des Goths : « bis repetita placent « . ( Il est vrai que je suis pas très fort en histoire, et mes affirmations ne sont peut-être pas très exactes…)
Attendons donc le Tome 5 !
Mais il est temps, ce volume terminé – et en attendant sa parution dont l’auteur s’occupe activement : relecture, corrections de quelques paragraphes qui ont eu le malheur de déplaire au critique – il est temps, dis-je d’analyser le volume dans son entier et de mettre en lumière ce qu’il nous offre .
Ce qui me frappe davantage, c’est l’articulation générale qui se retrouve tout au long du récit.
Une émotion se met en place lentement d’abord, et ne tarde pas à nouer la gorge du lecteur.
Puis c’est l’éclatement du drame , éprouvant pour nos nerfs.
Retour au calme. Bref, car très tôt une nouvelle émotion nous sollicite et nous étreint.
Avant l’éclatement d’un nouveau drame inattendu.
Le tout ponctué de belles pages poétiques ( vision des marais, rêve de Mildrir) ou poignantes (mort du père de Colin).
Une nouveauté encore qu’il importe de souligner,même si je me répète un peu. ( voir Jules César)
Une comparaison s’impose avec la S F. Les personnages de la S F sont des robots (vrais ou humains).
Ils agissent comme des machines qui se mettent en marche grâce à quelque mystérieux bouton.
Ici rien de tel.
Les personnages sont vrais. Colin et les autres pourraient être des personnes de notre temps.
C’est pourquoi, vu leur proximité avec nos modes de ressentir et d’agir, ils nous touchent.
Le critique est donc dès à présent en vacances ?
Hélas non ! Il reste pour l’auteur à revoir son texte en tenant compte , j’espère, de nos échanges, de soumettre l’ensemble à son comité de lecture dont je fais partie, envoyer le tout à l’impression, corriger les épreuves, ce pour quoi je serai de nouveau sollicité.
J’arrête. Je crains le retour d’une récente aventure que je ne peux résister au plaisir de vous conter.
Je reçois un mail à 21 h. : » Que pensez-vous des événements des chapitres -- à -- . Répondez-moi avant 6 h «
Une nuit blanche…
Mais comme je suis consciencieux, ayant un doute, à 4 h du matin je téléphone ;
: » Faut-il vraiment supprimer la virgule, --§ --ème ligne page -- ? «
Voilà. Je deviens un véritable critique. Et devant les semaines de repos relatif qui m’attendent, je me prends à rêver.
Imaginez que l’on me demande un article pour le Figaro, ou le Nouvel Obs ?
Je visionne déjà les cartes de visite – avec photo – que je ferai imprimer…
Je m’envole dans la béatitude vers un avenir éblouissant qui emplit mon ciel d’or et de pourpre…
A bientôt, peut-être, si je suis redescendu…
17:47 Publié dans Notes sur le prochain roman du cycle des Dômes et | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





